L'atelier de la FREM a été un atelier long, sur l'enfant dans la cité.


Prendre en compte le regard de l'enfant sur sa ville

Atelier long de la région FREM - sud de la France - avec M Mulat, M Jarlut et L De Leo

Fiche publiée dans le site ridefitalia

Notre objectif est de continuer ensemble après la RIDEF en mutualisant nos réflexions et travaux de classes. Les séquences seront thématiques. Elles commenceront par des échanges de pratiques (courtes vidéos et travaux de classes et se poursuivront par des applications pratiques : description de ce que l'on voit, études de divers plans, construction de maquettes, analyse des dessins placés sur le mur d'images, expression corporelle, nous

imaginerons une ville sans... ou avec..., Un thème par jour : Cultiver le regard en multipliant les types de sorties – Plans et maquettes – La prise en

compte de l'enfant et de l'adolescent – Concevoir des mondes imaginaires et dans cadre de la restitution finale, serait possible, "le corps".

En préambule donner le contenu de chacune des séquences (prévoir des affiches pour présentation)

Évoquer la restitution de l'atelier

Séquence 1

Présentation de l'atelier.

Le système mis en place par l'organisation de la RIDEF n'a pas fonctionné. Les gens ne semblent pas avoir compris qu'ils devaient rester dans une salle pour suivre la présentation de l'atelier correspondant pendant 15 à 20 mn avant de passer dans une autre salle. Le clip vidéo prévu pour présenter n'a pas permis de comprendre ni le contenu, ni la démarche, les gens ne rentrant pas dans la salle. De nombreuses personnes nous ont dit qu'elles viendraient sans

doute à l'atelier le jour suivant. Nous avons donc dû répéter la même chose à toutes les personnes qui nous interrogeaient individuellement.

Pourquoi avoir abandonné les présentations en plénière ?

Séquence 2

Cultiver le regard en multipliant les types de sorties.

L'atelier 9 résulte du travail d'une quinzaine d'enseignants avec leurs classes et parfois leur école entière. La masse des documents est donc importante et se présente sous forme de vidéos, d'albums, de dessins et textes affichés dans la salle et le couloir. Les trois animateurs présentent tous ces travaux pour illustrer le thème de la séquence du jour.

Le fonctionnement de l'atelier est annoncé dans sa durée (ce que nous aurions dû faire la veille). Un thème par jour conformément à ce qui a été précisé dans la fiche publiée dans le livret remis aux participants. Chaque séquence comportera des temps de discussions, de présentations de travaux d'élèves et de pratiques directement transposables dans les classes, quels que soit le niveau d'enseignement.

Un tour de table est proposé afin que chacun se présente, les animateurs compris. Sont présents ce premier jour, des participants d'Allemagne, d'Autriche, du Bénin, du Japon, du Maroc et de la France par les animateurs et la FREM qu'ils représentent. Trois participants sont étudiants et devraient avoir une classe en responsabilité à partir de la rentrée prochaine. La moitié ont des enfants de 1 à 6 ans. Viennent ensuite les classes primaires, 7 à 10 ou 11 ans et deux

classes de collège (10 à 15 ans). Un enseignant a des classes après baccalauréat.

Au cours de l'atelier nous serons amenés à débattre d'un certain nombre de types de sorties effectuées avec des classes à la découverte de leur quartier ou de leur ville : sorties sans but précis incitant seulement à donner du sens à ce que l'on voit ou entend, sorties guidées pour apprendre à regarder des façades, des types de maisons, des lieux publics, où l'on travaille ou habite... Ces dernières sorties pourront être thématiques : les commerces, l'architecture,

sorties graphiques, mathématiques, ethnographiques (des monuments, mais aussi des comportements), études de proxémie avec les plus grands, etc. On peut aussi sortir pour acheter sur le marché de quoi préparer, ensemble, ensuite, un repas. Sortir pour présenter sa maison, ses animaux.

L'important est d'intégrer la sortie dans sa pédagogie, de sortir assez souvent et de manière différente à chaque fois, pour que les enfants parviennent à dire et comprendre leur environnement. De nombreux prolongements sont alors rendus possibles. Échanges de journaux scolaires ou simple correspondance entre enfants de villes différentes. Des enfants peuvent aussi guider d'autres enfants, plus jeunes ou leurs correspondants, en soulignant les différences entre

leurs villes ou quartiers. On peut exposer dans son école, mais aussi dans des lieux publics, sur une place, dans le hall de la gare, dans la bibliothèque, chez les commerçants. Un simple cahier de bord ou Livre de Vie (illustré et dicté par les plus petits, ou tenu par les plus grands), permet de fixer la mémoire et d'intéresser les parents à condition qu'il leur soit accessible. Tout cela sera illustré par des exemples présentés sous diverses formes (affiches, albums, films, etc.)

Parmi les documents et films visionnés : la page écrite par un élève de René Daniel annonçant en 1924, aux enfants de la classe de Freinet, au Bar sur Loup, l'annonce d'un envoi de plans (plan de la classe, de l'école et du village). Le film de René Daniel dans lequel les enfants de St Philibert de Tregunc se présentent, en 1927, à leurs correspondants du Bar sur Loup, dans leur environnement. Le clip présentant l'atelier lui-même, par des extraits de films et dessins 

d'enfants animés. Une classe de l'école de la Soude (Julie) présente son quartier à l'aide de photos et dessins (vidéo).

La classe de Jean-Charles fait une composition musicale à partir de sons enregistrés. Les enfants de la classe de Mireille présentent les croquis réalisés lors de leur dernière visite du quartier, à la découverte des endroits où l'on travaille.

Extraits de la vidéo de la visite guidée par les enfants de Jean-Charles à Mouans Sartoux.

On a regardé également les productions affichées dans la salle qui concernent le thème du jour.

Cet échange préparatoire au moment « pratique » a permis de constater l'amplitude des expériences soit personnelles soit liées au contexte éducatif national. L'une des participantes avait, par exemple, apporté des images de ses expériences de sorties en vélo à l'occasion d'un séjour de découverte avec des enfants de 9 à 10 ans. C'est de l'ordre du choix personnel de l'enseignant. Une autre fait état, en Suède, d'une plage de 3 à 4 heures hebdomadaires réservé

officiellement aux sorties.

Pour les travaux pratiques, il a été proposé de faire deux groupes. On part du principe que pour cultiver le regard, donner du sens aux objets et espaces que l'on regarde, il n'est pas nécessaire de sortir de la classe. Une mise en commun permettra une discussion sur les ouvertures pédagogiques d'une telle démarche. Des notes ont été prises, des croquis effectués, individuellement.

Le premier groupe a observé la salle en faisant abstraction des affichages de la FREM.

On s'est intéressé à l'installation électrique visible, à l'armoire et à son contenu, à l'installation informatique, aux anciennes enceintes fixées sur les murs, totalement obsolètes, au tableau vert rayé de lignes blanches, au crucifix qui le surplombe, au système d'affichage par punaises sur de simples baguettes vissées sur deux murs, etc.

On en a déduit que la salle devait servir à plusieurs types d'enseignement, pour plusieurs niveaux, dans plusieurs disciplines. On a remarqué que les tables étaient individuelles, mais trop lourdes pour rendre l'ensemble aisément modulable. Un univers confiné et particulièrement sonore à cause de l'écho, mais aussi du jardin d'enfants sous les fenêtres. Il suffirait de placer des bouchons sous les chaises pour les rendre silencieuses ! Une classe ordinaire de collège ou lycée. Confirmation sera donnée par la suite par la directrice : la classe, est fréquentée par une école primaire et collège, pour rentabiliser les locaux.

Le second groupe a regardé par la fenêtre. Des volets en lames verticales donnent une vision entrecoupée de l'extérieur. Un parc, ombragé, avec des jeux pour les enfants. Présence d'enfants. Cris et bruits d'accessoires, Cigales (indice signifiant que nous sommes dans un pays méditerranéen).

En bilan, les étudiants disent étouffer dans cette classe et souhaiteraient sortir le plus souvent possible, sans que soit modifié le plan de l'atelier, enregistré dans le livret officiel de la RIDEF. Il est demandé à ce qu'on invite un enfant pour la partie pratique de la séquence 3 sur les maquettes.

Séquence 3

Plans et maquettes.

La séquence commence par la présentation de 5 minutes d'archives : petits films de Charlotte Audureau et Pierre Bordes. Sont expliquées les conditions de tournage (disques CEL de folklore), le contexte et la raison d'être de ces films.

Suit un conseil faisant le bilan de la veille. Une discussion porte sur la notion rousseauiste de liberté laissée à l'enfant et donc, en toutes situations, sur « la part du maître ».

Proposition ajoutée : pour ceux qui souhaitent sortir, un groupe est ajouté au projet initial de travaux pratiques.

Le conseil ayant débordé sur le temps prévu, nous n'aurons pas l'occasion d'échanger sur « notre expérience personnelle des cartes et plans ».

Nous commençons donc par les travaux pratiques. Un groupe travaillera librement sur une collection de cartes et plans (photocopies de guides ou dépliants touristiques) tandis que l'autre disposera de deux grandes planches à rebords, du sable et de nombreux accessoires à découper, déchirer, coller et agencer pour faire la maquette d'une ville ou d'un quartier.

Les plans seront à peine étudiés avant d'être découpés et détournés de leur fonction première. Découpages artistiques ou mathématiques. Le plus souvent on commence par détruire le plan choisi.

Deux maquettes seront effectuées. La première représente le quartier d'une ville au Bénin. La seconde sera prise en charge par un groupe qui fera préalablement le tour des rues entourant le collège qui nous héberge. L'enfant sera parmi eux. La maquette rendra compte de cette visite.

Chacun présentera au groupe son travail et nous verrons les implications pédagogiques dans une classe.

L'idée première qui consistait à conduire un groupe à coopérer pour construire la maquette d'une ville imaginaire ensemble, dans le sable, n'a pas été retenue. Il manquera cette dimension pédagogique qui consiste à donner un cadre pour qu'une création collective soit faite de concessions individuelles. On a choisi plutôt de représenter l'existant, de montrer.

La discussion évoquera les divers types de lectures possibles d'un plan : la disposition des rues, leur étroitesse ou largeur, les masses correspondant aux bâtiments sont autant d'indices qui peuvent nous permettre d'émettre des hypothèses concernant la géographie (les reliefs invisibles à Nice, les cours d'eau couverts à Nantes...) et l'histoire des

lieux (remparts remplacés par des boulevards circulaires).

Présentation de pratiques de classes : l'aménagement sur plan du parc de la Jarre à Marseille, par la classe de Julie (vidéo et plans) – la maquette du quartier de l'école Thérèse Roméo (vidéo avec la classe de Mireille) – le stage techno de la classe de Jean-Charles (extraits vidéo).

Il reste très peu de temps pour présenter le cas particulièrement intéressant de Ferrare dont l'évolution depuis le Moyen Age jusqu'à la Renaissance a été programmée, réfléchie et est particulièrement lisible sur le plan de la ville.

En bilan. Le programme était sans doute ambitieux et le temps consacré au conseil sans doute trop long. Il aura manqué une grande partie de la dimension pédagogique concernant les lectures que l'on peut faire d'un plan : plan de Saint Louis du Sénégal, plans dessinés au Moyen Age, plan de Varsovie après la guerre, plans de ville découpées en arrondissements, etc. Si le groupe souhaite continuer après la RIDEF, sur Google Drive dans un premier temps, cet aspect mériterait d'être davantage développé.

Séquence 4

La prise en compte de l'enfant ou de l'adolescent.

Rapide conseil au Centre Malaguzzi qui permet de rééquilibrer les durées. Les étudiants allemands se plaignent du nombre trop important pendant la journée des activités qui leur sont proposées durant la RIDEF, auxquelles s'ajoute un Conseil demandé chaque soir par le groupe allemand à tous ses participants.

Les dessins d'enfants n'étant pas très nombreux, les participants de l'atelier visiteront librement (individuellement ou en petits groupes à leur convenance) le centre Malaguzzi et l'école.

La consigne donnée : regarder toutes les productions d'enfants et adolescents affichées en essayant de comprendre leur regard sur leur chambre, leur quartier ou leur ville tels qu'ils les représentent ou croient le faire. On s'interrogera en même temps sur la démarche pédagogique qui aura conduit à ces productions : sont-elles totalement libres (dans les conditions du dessin et du texte libre), dans le cadre de projets précis, commandées, retouchées comme le préconisait

Élise, etc ?

Pour la restitution, afin d'inciter à ce que soit adopté et argumenté un point de vue, il est demandé aux individus ou groupes de prendre chacun 1 à 3 photos. Ces photos, qui seront intégrées sur Google Drive, sont présentées à l'ensemble des participants, présentation en partie filmée.

Il ressort de cette analyse que la plupart des dessins s'inscrivent dans le cadre de projets, ce qui n'est pas anormal étant donnée la commande qui a été faite par les organisateurs de la RIDEF dans le cadre d'une exposition annoncée longtemps à l'avance, devant être en relation avec le thème général de la RIDEF. On aura remarqué par ailleurs que de nombreux enfants modifient leur chambre alors qu'ils la présentent comme réelle par opposition à celle qu'ils dessineront comme chambre idéale, imaginaire ou rêvée.

Il sera présenté ensuite une série de films-clips réalisés à partir de productions de classes, sur le même thème : Un conseil d'enfant de la classe de Mireille débattant, à la suite d'une sortie sur ce qu'ils voudraient améliorer dans leur quartier. Présentation de clips réalisés à partir de dessins sur le thème ma chambre, ma maison, mon quartier (classes d'Anne et de Jean-Charles). Extrait de la présentation par Céline de Manosque, du travail des enfants de sa classe.

Extrait de la présentation du Vieux Nice, par les élèves de Mireille, à leurs correspondants de Monaco. Mais les enfants peuvent agir sur leur environnement : Les Cahiers de Doléances en lycée qui aboutissent à la création de 17 conseils municipaux, album présentant des plans par des élèves de 12 ans pour la création d'une bibliothèque dans leur collège, ou d'élèves de 15 ans pour la restructuration de leur lycée. La Classe de Julie (plans présentés la veille) rencontre le

théâtre du Centaure et participent à la conception du Parc de la Jarre. Enfin l'enfant investit sa ville et implique ses parents et le quartier : exposition sur une place d'un quartier de Nice (vidéo sur Art'Roch) ou participent à une exposition dans l'ensemble de la ville (vidéo sur Tourrette). La discussion rapportée par Céline lors de sa présentation des travaux de sa classe lors du stage FREM (Joncas) qui concerne l'absence de « pointu » sur le toit d'une maison dessinée par un enfant. Évocation de la BT2 réalisée sur Yona Friedman par le chantier BT2 de l'ICEM.

Séquence 5

Des mondes imaginaires.

La séquence commence par un rapide conseil. Les uns demandent plus de pratique quand d'autres souhaitent davantage de réflexion et de théorie. Il n'est pas facile de répondre à deux demandes extrêmes qui révèlent une différence d'expérience, de vécu, de pratique en classe. Les débutants souhaitent faire un maximum de choses pour ensuite faire faire. Sans doute a-t-on trop augmenté le temps consacré aux activités pratiques pour répondre à une partie du groupe seulement. Mais là encore Google Drive devrait nous permettre d'approfondir l'aspect plus théorique.

Un temps de ce conseil est consacré à une discussion sur les transpositions en classe de tout ce que nous avons pu faire ou voir les journées précédentes, temps anticipé sur l'atelier du jour dans lequel cette réflexion était prévue.

Sur quoi se fonde-t-on pour travailler l'imaginaire, lequel n'est pas « l'idéal » ? Peut-on imaginer une ville en faisant abstraction de ce qu'on connaît déjà ?

Présentation de films-clips réalisés sur le thème de « ma chambre », ou « mon quartier » tel que je les ai rêvés. La classe de Jean-Charles, celle de Julie sur le même thème. Notre école rêvée par la maternelle des Orangers de Mireille.

Nous nous attarderons plus particulièrement sur le projet (affichage dans la salle complété par des dossiers disposés sur les tables) au projet de Céline d'Avignon. Les enfants tentent d'inventer un pays imaginaire, avec sa monnaie, son drapeau, son alphabet. Il sera dessiné sur des grandes feuilles sur lesquelles seront également collé des matériaux disparates. La ville idéale conçue par les élèves de Pascale de Toulon semble mélanger l'imaginaire et un réel qu'on souhaite voir amélioré.

Il sera proposé pour la pratique d'imaginer une ville tous ensemble. L'objectif étant de provoquer une confrontation 0des cultures et des imaginaires. Il est précisé qu'on peut écrire, décrire pour un interlocuteur absent, dessiner librement. Les participants choisiront un autre mode : un petit groupe s'est intéressé à un jeu de construction à partir duquel ont été réalisées des « circulations » dans l'espace. D'autres ont préféré approfondir leur lecture de travaux d'enfants exposés dans la salle sur le thème, en particulier le projet de Céline d'Avignon : « comment, en particulier, la question posée peut induire la réponse de l'enfant alors que je la voudrais libre » ? Étude du livre des mondes imaginaires et réels de la classe de Céline (Manosque). Chacun présentera son travail au groupe à la fin de la séquence.

Séquence 6

Journée Portes ouvertes : atelier réduit à une heure.

Nous avions décidé la veille en conseil de présenter nos travaux à nos visiteurs tout en profitant de cette séquence supplémentaire pour visionner d'autres films. Aucun visiteur n'étant venu dans la salle 9, nous avons regardé des vidéos. La ville conçue par les enfants avec des architectes.

Présentation du travail de collaboration entre l'ensemble des enfants, leurs enseignants(e)s, des pédagogues et des architectes pour la conception du quartier Coriandoline de la ville de Coreggio, dans le cadre d'une coopérative d'habitants, sur une période de quatre années. La question posée aux enfants : dans quel type de maison voulez-vous habiter ? Parmi les réponses les plus fréquentes : « ma maison doit être transparente, solide à l'extérieur, accueillante à

l'intérieur, à mes dimensions, assez grande pour accueillir tous mes amis, ludique, décorée, intime, rassurante, magique ... ». L'enseignement que la coopérative d'habitants a tiré de cette expérience est que toutes les demandes des enfants sont totalement réalistes, ne posent aucun problème aux architectes et qu'elles vont bien à tous, enfants bien sûr mais adultes aussi. La réalisation du quartier a été effective sur la base de ce travail de consultation.

Happy, dans lequel tous les enfants d'une école maternelle investissent leur école et leur ville (école Thérèse Roméo à Nice) en dansant.

Séquence 7

Préparation de la restitution finale.

La dimension corporelle n'ayant pas pu être abordée, malgré son importance, il est proposé de préparer un petit spectacle dans le cadre de la restitution. La discussion portera sur le fait que ce n'est pas caractéristique de l'atelier mais aussi et surtout sur la conception même du théâtre et de l'expression corporelle. Ce qui est proposé s'oppose au théâtre d'illustration et au mime chaplinesque. Il s'agit d'un engagement du corps. Je ne montre pas, je ressens ce qui provoquera inévitablement une émotion, un ressenti chez celui qui regarde. De plus pédagogiquement on verra comment on peut monter collectivement un spectacle en trois répétitions, sans textes préparatoires ni discussions

interminables, en laissant le corps écrire lui-même. De ce fait on se prémunit contre l'accumulation des gestes stéréotypés. Une synthèse entre les conceptions de Stanislawski et d'Antonin Artaud, les exercices de Bertold Brecht et ceux d'Augusto Boal.

La vidéo ayant été présente pendant tout l'atelier, par les productions montrées comme par la présence de la caméra enregistrant des séquences de débats et d'activités, il sera choisi de présenter le clip montrant les travaux de la FREM, découpés en séquences correspondants à celles de l'atelier, complété, rapidement, par les productions des participants en photos animées. Après le film une scène évoquant les agressions que peut subir un enfant dans sa ville, [relevées

dans les textes des expositions de la FREM : le bruit, la voiture omniprésente, la pollution, la peur suscité par certains adultes, enfant] qui va, pour finir, se mettre à rêver de jours meilleurs [présentés par quelques panneaux écrits, succints et directs, affirmant ses besoins]. Un coup de balai final nettoiera la scène.

Le bilan de l'atelier. Sans doute la barre aura été un peu trop haut pour les étudiants, et pas assez pour les enseignants ayant déjà une pratique en pédagogie Freinet et en particulier dans le domaine des sorties scolaires. Nous avons perdu beaucoup de temps du fait que l'atelier n'a pas été présenté le premier jour, contrairement à ce que nous avions l'habitude de faire pendant toutes les RIDEF précédentes. Les Conseils ne sont pas inutiles mais sans doute devrions-nous davantage les limiter dans le temps. Les clips vidéo présentés ne comportaient pas de textes, volontairement, mais par contre il a été demandé à ce que les textes d'enfants affichés puissent être traduits au moins en anglais. Les vidéos présentant des paroles ont été traduites lors des présentations, faute d'avoir eu le temps nécessaire pour les sous-titrer.

Léonard, Mireille et Michel

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1 L'information semble être mal passée, certains ateliers ayant libéré leurs participants, et les visiteurs sont pour l'essentiel restés dans le centre Malaguzzi où se tenaient les tables rondes.